Débutant
L'atelier découverte
55 €Pour apprendre le b.a.-ba de la technique. On apprend le geste, on choisit son motif et ses couleurs, on pratique et on termine la pièce ensemble : un petit miroir tufté.
Punch needle
Une aiguille creuse, de la laine, une toile tendue : le geste s'apprend en dix minutes, le plaisir dure toute la séance, et vous repartez avec votre pièce terminée entre les mains. Pour les adultes comme pour les enfants, autour d'une grande table où l'on papote autant qu'on punche.
Les ateliers
Toujours en petit groupe, pour que personne ne reste bloqué sur ses premiers points.
Débutant
Pour apprendre le b.a.-ba de la technique. On apprend le geste, on choisit son motif et ses couleurs, on pratique et on termine la pièce ensemble : un petit miroir tufté.
Parent-enfant
À faire à deux, dès 6 ans pour l'enfant accompagné, dès 8 ans pour venir seul. On apprend le geste, on choisit son motif et ses couleurs, et on réalise un pin's, une barrette ou un porte-clef à rapporter à la maison.
Expérimenté
Vous avez déjà punché ? Place au relief : feutrage à l'aiguille, boucles coupées, hauteurs contrastées, mélanges de grosseurs. Tableau encadré, accompagné pas à pas.
Cycle de 3 séances
Dès 8 ans, le mardi de 17 h à 18 h 30. Trois séances qui se suivent : les bases, un premier projet, puis un second. L'enfant s'inscrit pour le cycle entier.
Les cours enfants
Un vrai petit parcours plutôt qu'un atelier isolé : trois séances d'1 h 30 qui se suivent, de 17 h à 18 h 30. La première pour les bases, la deuxième pour un premier projet, la troisième pour un second, plus ambitieux.
| Mardi · cycle novembre | 3, 10 et 17 novembre |
|---|---|
| Mardi · cycle décembre | 24 novembre, 1er et 8 décembre |
Les cycles démarrent après les vacances de la Toussaint. Écrivez-nous en indiquant le cycle souhaité : on vous confirme la place et on vous dit quoi acheter comme fournitures.
Demander une placeLe déroulé d'un atelier
Tour de table, choix du motif parmi des modèles ou grâce à votre imagination, et report sur la toile.
Dix minutes : enfilage et tenue du poinçon, tension du fil, régularité de la boucle. C'est tout.
Les laines sont sur la table, on pioche. C'est le moment tranquille et convivial de l'atelier.
Arrêts au dos, égalisation des boucles, collage et finitions. La pièce est finie, elle est à vous.
La technique
Le punch needle est une broderie en relief. En broderie classique, on tire le fil à travers le tissu, point après point. Ici on le pousse : l'aiguille est creuse, le fil la traverse et ressort tout près de la pointe. À chaque coup, une boucle de laine reste de l'autre côté de la toile.
C'est tout le principe, et c'est ce qui rend la technique si rapide : là où un point de broderie donne un trait, un coup de poinçon donne une boucle pleine. Une surface se remplit en quelques minutes.
Rien n'est noué. Ce sont la tension de la toile et le serrage des boucles entre elles qui tiennent l'ouvrage. C'est aussi pour ça que rien n'est définitif : un fil qui ne va pas se retire, la toile se referme, on recommence.
Le tufting repose sur le même geste, mais avec un pistolet électrique et sur un grand cadre : c'est le punch needle passé à l'échelle du tapis. Le crochet et le tricot, eux, ne traversent aucune toile : ils fabriquent le tissu lui-même, maille après maille. Le punch needle est le plus accessible de tous : un outil à main, pas de machine, pas de bruit.
C'est le même objet. « Aiguille magique » est le nom français, punch needle le nom anglais : on trouve les deux en mercerie, parfois sur le même rayon.
Chaque boucle est un coup de poinçon.
D'où ça vient
Le punch needle n'a pas une origine, il en a plusieurs. Trois traditions très éloignées les unes des autres ont eu la même idée : une aiguille creuse qui pousse un fil à travers une toile tendue.
La branche la mieux documentée est nord-américaine. À la fin du XIXe siècle, dans les campagnes de Nouvelle-Angleterre et des provinces maritimes du Canada, on fabriquait des tapis en poussant des boucles serrées dans de la toile de jute — celle des sacs de grain, qu'on avait sous la main. C'était une pratique d'économie domestique avant d'être un art : on faisait des tapis avec ce qui restait.
Au même moment, ailleurs, la même idée : la broderie miniature russe, dite igolochkoy, travaille à l'aiguille minuscule avec un ou deux brins de fil à broder, pour des boucles extrêmement fines. Au Japon, le bunka shishu brode au poinçon avec un fil de rayonne détorsadé, pour des images très picturales.
On lit souvent que la technique remonterait à l'Égypte antique, où des brodeuses auraient taillé des aiguilles creuses dans des os d'aile d'oiseau. C'est une jolie histoire, reprise un peu partout. Sans source sérieuse pour l'étayer, cela reste une légende de métier.
Le tournant moderne tient à un outil. Dans les années 1990, dans le Vermont, Amy Oxford conçoit l'Oxford Punch Needle : un poinçon robuste, à profondeur fixe, pensé pour aller vite et surtout pour s'enseigner. C'est lui qui fait passer le punch needle du savoir-faire transmis en famille à une pratique qu'on peut apprendre en un après-midi, avec quelqu'un qui vous guide.
Le reste est une histoire d'images. À partir du milieu des années 2010, le punch needle se répand par Instagram et Pinterest — c'est une technique extraordinairement photogénique, la matière et le relief se voient à l'écran. Les confinements de 2020 font le reste.
En France, l'objet a eu plusieurs vies et plusieurs noms. Il y a eu l'« Express-Brodeur », vendu sous la marque l'Abeille, qui promettait de broder « à la perfection » la laine, la soie et les cotons perlés ; on en retrouve encore, dans leur boîte d'origine avec leur notice. Puis, dans les années 1970, un jouet appelé « Pic-pic » a repris le même principe et connu un vrai succès auprès des enfants : on en faisait jusque dans les écoles. Beaucoup en ont gardé le souvenir sans savoir que c'était déjà du punch needle.
Aujourd'hui la technique circule surtout sous le nom d'aiguille magique, portée par les merceries et par les éditeurs de fils : une célèbre maison mulhousienne, fondée au XVIIIe siècle, publie kits et ouvrages dédiés, ce qui l'a rendue visible bien au-delà du cercle des brodeuses.
La laine d'abord, l'outil ensuite.
Le geste
Le geste s'apprend en dix minutes. Ce qui prend du temps, c'est de le rendre régulier — et c'est justement ce qu'on fait ensemble en atelier.
En atelier, tout est fourni : il n'y a rien à acheter ni à préparer avant de venir.
Le reste — l'orientation du biseau, la régularité des boucles, la façon de démarrer et d'arrêter un fil — se montre plus vite qu'il ne s'écrit. C'est tout l'intérêt d'avoir quelqu'un à côté de vous : en une séance, ces réflexes sont acquis.
Chaque coup de poinçon laisse une boucle d'un côté de la toile et un point plat de l'autre. Laquelle des deux faces est « l'endroit » ? Le monde du punch needle en débat, et il n'y a pas de bonne réponse : tout dépend du rendu que vous cherchez, et de la laine — certaines ne sont pas à leur avantage sur une face, superbes sur l'autre.
C'est aussi la petite surprise de la séance : on découvre son dessin en retournant le tambour.
Tambours, laines, toile : tout est fourni.
Ce que ça fait
Rien de spectaculaire à promettre : juste un moment pour soi. Mais il se passe quelque chose de très reconnaissable quand on punche, que les participants disent presque tous dans les mêmes termes.
Fin de séance : chacune repart avec sa pièce.
Passer à la pratique
Les ateliers présentés plus haut se tiennent en petit groupe au 49 rue Basfroi : l'atelier découverte pour débuter, l'atelier parent-enfant à faire à deux, « les textures » pour ceux qui ont déjà pratiqué, et les cours enfants en cycle de trois séances. Tout le matériel est fourni, et vous repartez avec votre pièce terminée.